L’espace aérien canadien en détail

Dès que vous quittez le sol en deltaplane ou en parapente, vous entrez dans un type ou un autre d’espace aérien, comme l’a établi Transports Canada.

La plupart du temps, et particulièrement en basse altitude, vous évoluerez relativement sans souci dans un espace aérien non contrôlé, mais en quittant votre site local, et parfois même en y demeurant, vous traverserez de l’espace contrôlé.

Tiré du visualiseur de l’espace aérien canadien de Peter Spear : voir le lien ci-dessous

 

L’espace aérien intérieur du Canada est contrôlé ou non.

Les cercles, corridors et autres formes superposés de l’illustration représentent les différents types d’espace contrôlé. Si l’espace non contrôlé n’apparaît pas sur les cartes, des règlements régissent tout de même son utilisation.

Espace aérien contrôlé :

Cet espace aérien comprend les classes A, B, C, D et E. Il s’agit de l’espace où il se peut que la circulation de tous les aéronefs soit contrôlée, et où le vol peut nécessiter certains permis et équipements. Tout l’espace aérien non contrôlé fait partie de la classe G.

Et la classe F? Aussi appelée « espace aérien à usage spécial », la classe F désigne certaines petites parties d’espace aérien contrôlé ou non contrôlé. Cela signifie que selon les zones de classe F, l’accès peut nous être officiellement accordé ou refusé.

Par exemple, les zones situées au-dessus des travaux d’exploitation minière (opérations de sautage), ou s’approchant ou survolant les établissements correctionnels, peuvent être considérées comme de l’espace aérien de classe F « interdit » et nous sont complètement refusées. D’autres zones peuvent être désignées comme espace aérien de classe F « à service consultatif », réservées spécifiquement au deltaplane et au parapente.

Pour savoir quelle classe s’applique à l’espace aérien de votre région, vous devrez consulter sa carte aéronautique de navigation VFR (VNC) ou… les pilotes ou les instructeurs du coin!

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Espace aérien non contrôlé :

L’espace aérien de classe G (non contrôlé) peut accueillir les pilotes de deltaplane et de parapente qui n’ont pas passé l’examen HAGAR (voir ci-dessous). Cet espace ne figure pas explicitement sur les cartes aéronautiques. Ainsi, la classe G comprend tout l’espace d’une carte qui n’est pas expressément répertorié comme étant contrôlé.

Au Canada, l’essentiel de l’espace aérien de classe G se trouve directement sous l’espace contrôlé. Il s’étend du sol jusqu’à une certaine altitude, soit 2200 pieds, où il devient de l’espace aérien contrôlé de classe C, D, etc. En somme, la réglementation varie selon l’altitude. Si vous n’en tenez pas compte, votre poussée thermique pourrait vous placer en mauvaise posture!

Si aucune restriction n’empêche les deltaplanes et les parapentes de voler dans l’espace de classe G, les normes du RAC ne concernant pas certaines classes en particulier s’appliquent néanmoins. Par exemple, même en classe G, vous devez constamment maintenir une altitude et une distance minimales des personnes, navires et autres véhicules, ou structures (voir Altitudes et distances minimales).

Affiche officielle de Transports Canada sur l’espace aérien :

Elle n’est pas évidente à lire, mais sa partie inférieure présente une vue de profil de l’espace aérien.

Imaginez que vous décollez soit dans l’espace aérien libre de classe G, soit même dans une zone de classe F réservée au deltaplane et au parapente. Supposons que vous envisagez de parcourir l’illustration de l’affiche de gauche à droite, survolant différents types d’aéroports à une altitude variable. Vous comprenez que votre vol exigerait d’abord de la planification, en raison des classes d’espace aérien franchies et des règlements qui s’appliquent à votre itinéraire.

Transport Canada’s Official Airspace Poster
Transport Canada’s Official Airspace Poster

Just like the Canadian Air Regulations, deciphering airspace for the first time is not really a Do-It-Yourself job. Always consider your instructor and local pilots a great resource for information on the topic. They will be able to tell you the specific do’s and don’ts of the site that you are flying at. This is particularly important when you visit a new flying site, which you have not flown before.